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Engie et EDF, quelles différences ?

Aujourd'hui, Opéra Energie, Partenaire FFC dans le courtage en énergie, nous explique qu'EDF n’est pas et n’a jamais été Engie, (ex GDF et GDF SUEZ). Si elles ont toujours été distinctes l’une de l’autre, Engie et EDF ont néanmoins longtemps été des entreprises complémentaires… En revanche, aujourd'hui, Engie et EDF sont deux fournisseurs concurrents de gaz et d’électricité. Les éclaircissements de Jean-Sébastien DEGOUVE, Président d'Opéra Energie.

Pourquoi confond-on Engie et EDF ?

 L’amalgame est répandu et s’explique aisément : il fut une très longue période où les deux fournisseurs étaient seuls acteurs du marché de l’énergie en France, chacun dans un secteur spécifique.

A EDF, le monopole de la production, du transport et de la distribution de l’électricité, tandis qu'Engie (ex-GDF-Gaz de France -puis GDF SUEZ) exploitait le monopole du gaz.
En outre, EDF et GDF partageaient certains services : EDF GDF Distribution. Bien que n’ayant pas d’identité juridique propre, et n’ayant pas le statut de filiale, EDF GDF Distribution appartenait aussi bien au groupe EDF qu’au groupe Gaz de France qui en partageaient la direction et les équipes.

Cette mainmise sur l’énergie aura duré plus de 50 ans, de la fin de la seconde guerre mondiale à l’orée des années 2000 :  aujourd’hui, il est plus que temps de mettre à bas un demi-siècle d’idées reçues et de rappeler que Engie est bien différent d’EDF !

Qu’est-ce qui distingue Engie de EDF ?

Avec l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie, EDF comme Engie ont dû filialiser leurs activités de gestion de transport et de distribution pour se recentrer sur leurs seules activités de fourniture d’énergie.

Depuis le 1er janvier 2008, les activités d’EDF Gaz de France Distribution sont transférées dans deux entités : Électricité Réseau Distribution France (ERDF, devenu Enedis le 31 mai 2016, filiale du groupe Électricité de France) et Gaz Réseau Distribution France (GRDF, filiale du groupe Gaz de France devenu Engie en avril 2015).

De leurs statuts de fournisseurs historiques, il subsiste une trace : exception faite des ELD (entreprises locales de distribution), seul EDF peut commercialiser de l’électricité aux tarifs réglementés, comme seul Engie peut commercialiser du gaz aux tarifs réglementés. Rappelons que les tarifs réglementés sont des tarifs fixés par les pouvoirs publics, à la baisse comme à la hausse, au contraire des tarifs dits de marché, qui sont fixés librement par contrat.

Cependant, libéralisation du marché de l’énergie oblige, EDF propose désormais des offres d’électricité à prix marché ainsi que des offres alternatives de gaz, à combiner ou non. De même, Engie a développé ses propres contrats de fourniture de gaz comme d’électricité à prix marché.

Pour résumer, EDF ne veut plus systématiquement dire électricité et, a contrario, Engie n’implique plus forcément de fourniture de gaz.


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Trois nouveaux adhérents pour la FFC Equipementiers

La FFC Equipementiers confirme son dynamisme en 2019, en accueillant trois très belles entreprises. SCHEIBER, spécialiste de l'électronique embarquée, TEXA, célèbre pour son offre dans le diagnostic Poids Lourd et enfin les établissements GAILLARD, qui œuvrent dans la location de véhicules industriels de tous ordres.

Bien entendu, chacune de ces entreprises fera l'objet d'une présentation plus large lors des prochains numéros du magazine Carrosserie, dans le cadre d'un reportage ou d'un entretien de son dirigeant. Mais voici dès maintenant les éléments les plus importants à retenir.

SCHEIBER est un équipementier spécialisé dans la conception et la fabrication de matériel électrique autonome embarqué. Créée en 1965, l'entreprise a débuté par la fabrication de transformateurs pour les grands noms de l’électroménager tels Thomson, Arthur Martin, Electrolux, …

Au cours des années 80, SCHEIBER prend le virage de l'électronique avec les premiers chargeurs de batteries, groupes de secours et convertisseurs. Les marchés adressés s'ouvrent progressivement aux véhicules de loisirs et aux carrossiers constructeurs, qui plébiscitent SCHEIBER pour la qualité de ses produits. Aujourd'hui, la société innove dans plusieurs secteurs : nautisme, véhicules de loisir, habitat et automobile. SCHEIBER intègre le process complet de sa production, et maitrise à ce titre le développement (bureau d'études), la fabrication, l’assemblage et le contrôle de ses produits. Afin d'assurer un suivi permanent de la qualité et des coûts.

De son côté, la société GAILLARD présente deux activités, la location de porteurs, camions remorques, véhicules articulés et autocars, ainsi que la transformation de véhicules. Une extension de l'activité initiale, suite à la demande des centres de formations et auto-écoles qui ont des besoins certes en location, mais également en aménagement ou achat de véhicules équipés auto-école jusqu'à 6 places assises. C'est notamment cette dernière activité qui justifie son adhésion au sein de la FFC Equipementiers.

GAILLARD transforme aujourd'hui toutes les marques de véhicules mis en circulation avant le 20 octobre 2007 en cabine approfondie 6 places assises (véhicule école). Ce qui comprend la réalisation et le montage d'une banquette 4 places avec ceintures de sécurité ventrales à la place de la couchette, le montage des doubles commandes accélérateur, l'embrayage, le freinage, l'accélérateur, la pose des panneaux véhicule école à l'avant et arrière du véhicule. GAILLARD peut s'enorgueillir de respecter les cahiers des charges spécifiques aux différentes formations permis, titres professionnels, FIMO, FCO.

TEXA, l'après-vente des véhicules industriels en ADN

Enfin, le dernier arrivant est la société italienne TEXA. Fondée en 1992, TEXA se positionne aujourd'hui comme l'un des leaders mondiaux dans la conception, l'industrialisation et la fabrication d'outils de diagnostic multimarques, analyseurs de gaz d'échappement, stations de climatisation et dispositifs pour le télédiagnostic, destinés aux voitures, motos, camions, embarcations et engins agricoles.

La nouvelle usine TEXA, inaugurée en 2012 et qui s'étend sur une superficie de plus de 100 000 m2, dont 30 000 m2 couverts, est un véritable monument érigé contre la délocalisation et la dépersonnalisation du travail, avec des lieux de travail ultramodernes alternant avec des espaces de rencontres et d'échanges fortement ancrés dans la tradition locale.


FFC experts assistance juridique, comptable, notariale

FFC EXPERTS, un succès qui ne se dément pas !

Le service FFC Experts, fournissant une assitance aux adhérents dans les domaines juridique, notarial, fiscal ou social, vient de clôturer son troisième exercice, avec des résultats en nette progression.

L'année 2018 de FFC Experts s'est achevé sur un vrai succès et près de 1000 questions traitées dans les domaines notarial (droit de la famille, transmission d’immeubles...), fiscal et comptable (tenue et révision comptable, évaluation de l’entreprise, conseil fiscal pour l’entreprise et son dirigeant...), juridique (droit du travail, contrats, droit de la responsabilité, droit de la fi scalité de l’entreprise...) et social (conseil et assistance en matière sociale, assistance aux entreprises en difficulté, protection sociale et patrimoniale...). Concernant la ventilation des appels, sans surprise, les carrossiers-réparateurs constituent la base la plus utilisatrice du service à 75 %. Les Carrosseirs-constructeurs sont les autres grands utilisateurs de FFC Experts.

Quant aux sujets traités par les professionnels, c'est l'expertise comptable qui suscite le plus de questionnements, suivie de près par les problématiques de droit, d'assurance et enfin les questions notariales.

Pour mémoire, on rappelle le fonctionnement simple de FFC EXPERTS. Par téléphone ou Internet, l'adhérent FFC pose une question à un dispatcher compétent, chargé d'analyser et de qualifier la question. Cette dernière est alors transmise à un ou plusieurs experts, en fonction des domaines de compétence. L'engagement de réponse est de 48 heures maximum, délai nécessaire pour formuler la réponse la plus adaptée et effectuer les recherches inhérentes, le cas échéant.

Marie et ses experts sont disponibles de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 au 0 147 147 627 ou par mail à marie@ffc-carrosserie.org.

Enfin, n'hésitez pas à venir nous rendre visite sur le stand de la FFC lors du salon Equip Auto entre le 15 et le 19 octobre à Paris, ainsi qu'au salon Solutrans, du 19 au 23 novembre prochains à Lyon, pour découvrir et même tester le service.


PIEC, FFC, Mobilité, loi

Pièces de carrosserie, le marché s'ouvre !

Le 5 mars dernier, Edouard PHILIPPE, premier Ministre, s'exprimant dans le cadre des 10 ans de l'Autorité de la Concurrence, a jeté une bombe dans le landernau des Services à l'Automobile. La fin annoncée du monopole des constructeurs automobiles français sur la commercialisation des pièces de carrosserie.

"Le temps est venu de résorber quelques angles morts du pouvoir d'achat (…) notamment celui de la construction automobile et en particulier des pièces de rechange, qui constituent un budget important pour les gros rouleurs. Or le prix des pièces et donc de la réparation sont plus élevés chez nous qu'ailleurs en Europe", a déclaré Edouard PHILIPPE.

Une attaque frontale portée aux constructeurs français, qui bénéficient depuis toujours d'un monopole historique sur la revente des pièces de carrosserie, leur permettant de fixer librement les prix desdites pièces. Tout en se retranchant derrière la loi de protection du droit des dessins et modèles, qui interdit toute concurrence.

Un premier pas

Le premier Ministre a donc évoqué des mesures progressives d'ouverture du marché, pour faire chuter le prix des pièces, en énumérant dans un premier temps, les projecteurs, les rétroviseurs et les pièces de vitrage, puis, dans un second temps, les pièces dites "de peau".

Des annonces qui vont dans le bon sens, mais dont on ne sait encore rien quant aux dates d'application. Car il y a fort à parier que les constructeurs français brandissent de nouveau les arguments leur ayant permis de conserver leur pré carré, en tous cas jusque-là… La sécurité d'une part, puisque dans le cas d'une ouverture à la concurrence, le marché verrait, selon eux, l'arrivée sur notre sol de multiples gammes à la qualité sinon hasardeuse, en tout cas difficile à contrôler. Par ailleurs, les constructeurs agitent aussi la corde sensible de l'emploi, et des possibles licenciements à prévoir si le chiffre d'affaires de la pièce de carrosserie venait à chuter chez eux… Ces arguments ayant de plus en plus de mal à trouver écho dans les pouvoirs publics, la France ne faisant que suivre l'exemple d'autres nombreux pays européens qui ont libéralisé la pièce de carrosserie et n'ont eu à déplorer les effets néfastes décrits plus haut…

D'autre part, les réelles conséquences sur le pouvoir d'achat des consommateurs se verront éventuellement quand l'application de la loi touchera les pièces de peau, tant il est vrai que les rétroviseurs, les optiques et le vitrage sont déjà très largement disponibles chez les équipementiers, au prix de quelques recherches sur le net, ce qui n'a pas échappé aux automobilistes ni même aux professionnels de la réparation.

Enfin, dans son annonce, le premier Ministre a aussi affirmé vouloir favoriser l'utilisation de pièce de seconde main, ce qui constituera une transition de choix vers la libéralisation des pièces neuves.

En conclusion, les pouvoirs publics ont enfin suivi les recommandations des organisations professionnelles, notamment la FFC, qui demandaient depuis longtemps cette ouverture du marché. Mais dans un pays à la culture automobile si ancrée dans l'histoire de trois marques si puissantes, la transitions sera, au mieux très progressive, au pire difficile. Au moins, elle semble actée, victoire !


Vue JNVE 2017 Auto Rétro Pornic

Evénement : Troisième Journée Nationale des Véhicules d'Epoque le dimanche 28 avril 2019

Créée en 2017 à l’occasion de son 50ème anniversaire par la Fédération Française des Véhicules d’Epoque (FFVE), la Journée Nationale du Véhicule d’Epoque (JNVE) est une manifestation annuelle et nationale ouverte à tous et conçue dans l’esprit de la « Fête de la Musique ».

Sa troisième édition aura lieu le dimanche 28 avril 2019 à travers toute la France : traversées de ville, sorties, bourses d’échange, concours d’élégance ou concours d’état, visites de musées, portes ouvertes chez des professionnels… L’objectif est également d’encourager au maximum les particuliers à ouvrir leur garage et ainsi partager leur passion avec le plus grand nombre.

Retrouvez toutes les manifestations recensées sur le site dédié : http://www.jnve-ffve.org

 


Solutrans-2019-salon-FFC

Les thèmes et conférences de l'édition 2019

L'édition 2019 de SOLUTRANS, qui se tiendra du 19 au 23 novembre prochain à Lyon, affiche un niveau de réservations record, soutenu par des thématiques ainsi qu'un programme de conférences en phase avec les attentes des professionnels.

SOLUTRANS 2019 se présente d'ores et déjà comme " le Plus Grand Rassemblement Européen de Véhicules Industriels Electriques et Urbains, de 3,5 à 44 tonnes".

Soutenu par des thématiques fortes, déterminées conjointement avec les pouvoirs publics, SOLUTRANS se veut à la fois reflet des problématiques actuelles de la Filière, tout en cultivant avec force son ancrage dans l'avenir et dans l'innovation.

Les thèmes de cette édition :

-       Electrification des voies et des véhicules

-       De la connectivité au véhicule autonome

-       Les VUL et VI électriques dans la logistique urbaine

-       Euro 6, Gaz, Electrique, Hydrogène, les énergies en puissance

-       Les nouveaux modes de transport (terre, air)

-       Les nouveaux enjeux de la logistique

-       Véhicules industriels et urbains : la formation initiale et l'emploi en mutation

 

Les conférences de cette édition :

-       6ème Rendez-vous de la filière organisée en partenariat avec la PFA

-       Le transport à l’horizon 2025

-       Les nouveaux modes de transport, par route et air, défis et enjeux pour les transporteurs et chargeurs

-       Conférence FFC-Constructeurs :  Comment l'UTAC nous accompagne au quotidien

-       Camions et utilitaires connectés : quand les données échappent au monde du transport

-       Les Solutions alternatives au diesel ?

-       La logistique française, futur fleuron de la robotique Collaborative

-       Eco-système de la filière Camion, état des lieux des formations initiales et de l’emploi

-       Cybersécurité dans le transport : les nouveaux modes d’attaque et les solutions pour lutter

-       Transporteur digital : optimisation informatique et rentabilité

-       Les nouveaux métiers de la supply chain et de la logistique, quel impact sur le transport ?

 

Pour rappel:

SOLUTRANS 2017, c’est,
48 240 visiteurs (+34 %/2015)
610 exposants et marques (+ 30 % vs 2015)
150 journalistes et 1700 retombées médias


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La réforme de l’apprentissage est en marche !

La loi pour "la liberté de choisir son avenir professionnel" 2018, liée à la réforme engagée par le gouvernement actuel et publiée au Journal officiel du 5 septembre 2018, a pour objectif d’anticiper les mutations économiques et sociétales en termes de compétences. Quels impacts pour l'apprentissage ?

Dans la cadre de l’apprentissage, différentes mesures sont prévues par cette nouvelle loi, visant notamment à favoriser l’embauche d’un apprenti et à inciter les jeunes à entrer en apprentissage.

Parmi les points principaux, on relèvera que l’âge limite d'entrée en apprentissage passe de 26 à 29 ans révolus.

Par ailleurs, l’entrée en contrat et la durée d’apprentissage sont assouplies : la signature d’un contrat est désormais possible hors rentrée scolaire et permet une entrée en apprentissage tout au long de l’année. Le contrat peut être conclu à durée indéterminée ou déterminée.

En outre, la durée du contrat d’apprentissage peut varier de 6 mois à 36 mois selon le diplôme ou le titre préparé.

Pour sa part, la rupture du contrat sera possible d’un commun accord, soit pour faute grave ou inaptitude constatée par le médecin du Travail, soit en cas de force majeure ou d’exclusion définitive du CFA. Dans le cas du décès de l'employeur, l'apprenti peut saisir le médiateur.

Aide aux entreprises simplifiée

Les entreprises de moins de 250 salariés employant un apprenti, pourront bénéficier d’une aide unique pour les contrats d’apprentissage conclus à compter du 1er janvier 2019, en vue de préparer un diplôme ou un titre de niveau inférieur ou égal au BAC. Cette aide vient en remplacement de l’aide TPE jeunes apprentis, de la prime régionale à l’apprentissage pour les TPE, de l’aide au recrutement d’un apprenti supplémentaire et du crédit d’impôt Apprentissage. D'autre part, l'exonération des cotisations sociales peut être totale ou partielle selon la taille de l’entreprise ou la qualité d’artisan.

Les frais de formation, les frais annexes sous certaines conditions (hébergement, restauration, équipement, mobilité internationale), les frais de formation du maître d’apprentissage et d’exercice de sa fonction seront pris en charge par les opérateurs de compétences (OPCO anciennement OPCA).

La rémunération des apprentis  est revalorisée et variable selon l’âge et la progression dans le cycle de formation. Les plus âgés verront leur rémunération s'aligner sur le Smic.

Une aide de l’Etat est prévue au jeune apprenti pour l’obtention du permis de conduire (500 euros), financée par France compétences, nouvelle instance nationale quadripartite.

Enfin, les Régions organiseront des journées annuelles d’informations sur les métiers et les filières professionnelles aux niveaux régionales.

Les CFA évoluent pour devenir Organismes de Formation (OF)

La loi modifie également les modalités de création et de fonctionnement des OF, qui voient leurs missions évoluer, notamment vers une activité de formation continue.

Cette ouverture à la formation continue ayant pour objet de mieux correspondre aux besoins en compétences des entreprises du territoire.

Le financement des OF est modifié : les contrats d’apprentissage seront désormais financés sur la base de "coûts contrats". A chaque contrat d'apprentissage signé, une somme sera ainsi versée au OF. Sachant que ce financement sera désormais assuré par les opérateurs de compétences (OPCO, anciennement OPCA).

 Cette liste n’est pas exhaustive et certaines mesures sont en attente du Décret d’application.

Dominique PETRO, responsable de la Formation FFC

 

Des services en ligne sont disponibles sur le site officiel de l’alternance, permettant de simuler la rémunération ainsi que le montant accordé au titre des aides dans le cadre d’un contrat en alternance.


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Dix ans après, le marché européen des VUL et VI renoue avec ses performances d’avant crise

Avec près de 2,5 millions de véhicules commerciaux (VUL et VI) immatriculés en 2018 au sein de l’Union européenne, la filière enregistre son plus haut score jamais atteint depuis 2007. Malgré un ralentissement sur le dernier mois (-4,0% par rapport à décembre 2017), le marché européen progresse, pour la sixième année consécutive, avec une hausse de 3,2% des immatriculations sur 2018.

Les marchés espagnol (+6,5%), français (+4,9%) et allemand (+4,6%) affichent de belles croissances sur l’année tandis que la demande recule en Italie (-4,1%) et au Royaume-Uni (-1,9%).

 

Les véhicules utilitaires légers

Pour la première fois depuis 2007, le marché des VUL en Europe franchit le cap des deux millions d’unités finissant ainsi l’année avec une hausse des immatriculations de 3,1% par rapport à 2017. L’Espagne (+7,8%), l’Allemagne (+5,4%) et la France (+4,6%) enregistrent des résultats positifs. A l’inverse, le Royaume-Uni (-1,3%) et l’Italie (-6,0%) connaissent une baisse de leur activité.

Si, en décembre 2018, le marché européen du VUL a ralenti (-2,4%), à l’exception des marchés espagnol (+9,9%) et français (+2,9%), l’année 2019 commence sur les chapeaux de roues avec une demande en hausse de 6,1%. Ce sont ainsi 162 960 véhicules qui ont été écoulés sur un mois, une dynamique qui a profité à chacun des cinq marchés principaux. Avec une croissance de 13,2%, l’Allemagne affiche la progression la plus forte en ce début d’année. La France connaît elle-aussi un beau démarrage avec une hausse de 9,1% de ses immatriculations en janvier 2019. Suivent le Royaume-Uni (+8,6%) et l’Espagne (+7,9%). Seule l’Italie affiche une croissance moindre (+0,4%).

 

Les véhicules industriels

Le segment du VI connaît une baisse significative (-11,6%) des immatriculations en décembre 2018 par rapport à décembre 2017. Parmi les cinq marchés principaux, seule la France affiche une légère croissance de 1,0% alors que l’Italie (-18,1%), l’Espagne (-17,7%), le Royaume-Uni (-11,5%) et l’Allemagne (-9,9%) accusent de forts replis.

En cumulé sur l’année, le marché européen du véhicule industriel enregistre une croissance de 3,5% par rapport à l’année précédente. Au niveau des cinq marchés principaux de l’UE, les résultats divergent. La France, l’Italie et l’Allemagne ont vu leurs immatriculations augmenter en 2018 avec respectivement +8,1%, +5,1% et +2,9% alors que le Royaume-Uni et l’Espagne voit la demander reculer (-4,0% et -2,0% respectivement).

 

Source ACEA

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GRDF souhaite identifier vos besoins en formation sur le  GNV / bioGNV, la FFC lui apporte son concours

Face à l'afflux grandissant de véhicules GNV / bioGNV dans les ateliers de construction ou de réparation, la FFC mesure les besoins de formation autour de cette technologie, et relaie à ce titre l'initiative de GRDF sur le sujet.

Dans le cadres de vos activités, vous rencontrez de plus en plus de véhicules GNV / bioGNV. Pour comprendre et quantifier vos besoins en formation, nous vous proposons de bien vouloir

L’analyse de l’ensemble des réponses nous permettra de pouvoir qualifier vos attentes ou besoins, de les quantifier et de les cibler. Les résultats de cette analyse vous seront communiqués d’ici fin mars.


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Le GTFM Véhicules Électriques poursuit sa route

La quatrième et la cinquième réunion du GTFM se sont tenues en décembre et janvier dernier. Au menu, les résultats de deux études, et la poursuite des présentations des offres des participants en termes de véhicules, batteries et chargeurs.

La quatrième réunion du GTFM Véhicules électriques, le 12 décembre dernier, a débuté par une présentation de Madame Sarah CHAUDEURGE, Adjointe à la cheffe du bureau des véhicules lourds de la DGEC, portant sur le cadre règlementaire de la réduction des émissions polluantes et CO2 des véhicules lourds.

Il ressort que, dans le cadre de l’objectif de "verdissement" des flottes de véhicules lourds, un projet de règlement européen était en cours de négociation au moment de la réunion du GTFM VE, concernant la surveillance des émissions et les modalités de transmission des données. La position française est en accord avec les objectifs de réduction de 15 % en 2025 et de 35 % en 2030 (1).

Puis Eric PONCET de la société IVECO a présenté l’offre véhicules électriques de la marque, avant de laisser la parole à Sophie TRICAUD de la société FORSEE POWER qui a décrit l'activité de son entreprise, sur les batteries pour VE. Le constructeur français propose les 3 types de technologie permettant de couvrir les différents profils d’exploitation. Des solutions de financement sont également proposées en partenariat avec la Caisse des dépôts.

Lors de la 5ème réunion du 15 janvier, la PFA (Plateforme de la Filière Automobile et Mobilités), a présenté une étude sur "l'évolution du mix technologique et des émissions de CO2 des VI à horizon 2035". Cette étude a été réalisée par le BIPE, et s’inscrit dans le développement de l’électromobilité qui est l'un des 4 axes le cadre du contrat stratégique de filière, signé en mai 2018 par l’Etat et la PFA.

L’étude aborde plus précisément les coûts d’usage, ainsi que les intentions du marché, en fonction des types de motorisation (16 types pour les VL et 9 pour les PL). Deux facteurs clés ressortent : le renforcement des normes sur le diesel va très significativement accroître son coût d’utilisation d'une part, tandis que le coût des batteries va très sensiblement diminuer en raison de l’accroissement des volumes. L’étude confirme entre autres la pertinence économique de l’énergie électrique à horizon 2020-2021 pour les autobus et les véhicules de livraison urbaine.

Puis Georges LANES (DAF) a présenté la gamme véhicules électriques de la marque et  ses trois principales solutions : un porteur 19T de 270 CV, batterie 220 kWh et 220 km d’autonomie en électrique pur (recharge complète lente en 8H environ et surcharge batteries de 1.5 T) ; Un tracteur PTRA 37T, 290 CV, batterie de 170 kWh et 100 km d’autonomie (recharge rapide : 80% en 30 mn de charge et complète en 1h30, surcharge batteries de 2.5 T) ; Un tracteur PTRA 44T hybride technologie ZF, plug-in avec moteur diésel de 450 CV + moteur électrique de 180 CV, batterie lithium-ion de 85 kWh et autonomie en électrique pur de 30 à 50 km (recharge rapide à 80% en 20 mn et complète en 30 mn, surcharge batteries de 2.5 T).

A son tour, Alexandre DESNEUX a présenté l’offre "batteries" de BLUE SOLUTIONS, qui propose principalement une batterie solide plastique polymère avec absence de cobalt et de terres rares. BOLLORE apporte par ailleurs une garantie à l’utilisateur sur l’autonomie des batteries en fonction du type d’usage.

Enfin, c'est Eric MURET qui a présenté l’offre "chargeurs" de la société ABB. La capacité des batteries en augmentation permanente permet de prévoir qu’en 2020-2021, l’autonomie sera de 400 km pour 70 kWh. Ainsi, ABB développe différentes solutions comme le chargeur embarqué sur le véhicule, ou encore l’infrastructure de recharge partagée entre différents véhicules.

Les participants se sont quittés sur la mise à disposition d’une plateforme informatique accessible sur internet avec leurs éléments d’accès personnalisés, leur permettant à tous, d’apporter leur contribution rédactionnelle en vue de l’élaboration du livre blanc. A ce jour, une vingtaine de participants y ont un accès validé.

(1) Pour information, ce projet a depuis la réunion, fait l’objet de la signature du RÈGLEMENT D'EXÉCUTION (UE) 2018/2042 DE LA COMMISSION le 18 décembre 2018, modifiant le règlement d'exécution (UE) 2017/1152 afin de clarifier les conditions d'essai WLTP et d'assurer la surveillance des données de la réception par type.