Les experts veulent être entendus

Alors que le projet de loi sur la transition énergétique prévoit de promouvoir l’usage des pièces de réemploi, les experts en automobile rappellent l’importance de leur travail et demandent à être davantage impliqués dans l’application de cette loi.

Voté le 15 mai dernier à l’Assemblée Nationale, l’amendement n° 798 visant à systématiser l’offre de pièces de réemploi pour l’entretien et la réparation automobile pour promouvoir leur usage a reçu un accueil positif de la part des professionnels de l’expertise auto. Dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique pour une croissance verte, cette initiative s’inscrit, selon les députés, “dans une logique d’économie circulaire en conduisant à prolonger la durée de vie des pièces issues de véhicules en fin de vie” et permettra “d’améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs”.

Face à cela, les Experts souhaitent aujourd’hui rappeler l’importance de leur rôle et soulignent qu’ils ont déjà intégré la problématique de la pièce de réemploi quand cela s’avère opportun et non préjudiciable. Parallèlement, ces derniers réaffirment que leur usage ne peut et ne doit en aucun cas “se faire au détriment de la qualité de la réparation et de la sécurité routière”. Par la voix de l’ANEA (Alliance nationale des experts en automobile), ces professionnels demandent à être consultés par le Gouvernement dès lors qu’il sera question d’écrire le décret d’application.

“Notre présence est d’autant plus importante que ce décret en Conseil d’Etat établira la liste des catégories de pièces concernées et précisera la définition des pièces issues de l’économie circulaire”, étaye Philippe Ouvrard, le président de l’ANEA, ajoutant que ce décret “définira également les conditions dans lesquelles le professionnel ne sera pas tenu de proposer ces pièces du fait de leur indisponibilité ou d’autres motifs légitimes”.