SITL : “80 % de la profession sera représentée”

A partir du 22 mars prochain se tiendra la semaine internationale du transport et de la logistique (SITL). Un rendez-vous immanquable pour les prestataires du secteur, d’autant que la nouvelle génération de solutions prend du poids, comme le confirme Alain Bagnaud, directeur de Reed Exhibitions Transport & Logistics.

Journal de l’Automobile. A quelques jours de l’ouverture du salon annuel, que pouvez-vous nous dire ?

Alain Bagnaud. Les inscriptions, en hausse de 10%, révèlent avant tout une forte participation du transport et de la logistique. 80% de la profession sera représentée. Nous pouvons donc parler de véritable mobilisation des acteurs et nous sommes satisfaits de cette première étape du projet.

JA. Qu’en est-il des autres corps de métier ?

AB. Le groupe Système et Technologie de l’Information a également répondu présent. Le métier de la manutention, pour qui nous avons créé l’événement Intralogistique en 2013, va être un autre des temps forts. Nous pourrons y découvrir l’ensemble des fonctions. Ajoutez à ceci tout ce qui touche au e-commerce et aux nouvelles usines, qui impliquent des changements de méthodes.

JA. Parlant des évolutions, qu’apporte l’espace Transport Next Generation, qui se répète cette année ?

AB. Après un pilote, il y aura une montée en puissance. En aménageant cet espace, nous avons créé un lieu de rencontre entre les transporteurs et industriels, qui sont les consommateurs du service en bout de chaîne. Nous y attendons une cinquantaine d’exposants.

JA. Au travers de la SITL, quelle lecture peut-on faire du marché ?

AB. Comme on le sait, un salon est une photographie instantanée d’un secteur. Les exposants sont, en 2016, la preuve de la diversité et de leur volonté de se mobiliser. La croissance est fragile, mais elle est au rendez-vous. La SITL va refléter, d’une part, cette amélioration du climat économique et, d’autre part, l’esprit d’innovation qui anime le secteur du transport et de la logistique.

JA. La SITL est par nature tournée vers l’international, qu’en est-il des délégations étrangères ?

AB. 30% des exposants sont originaires d’un pays étrangers. Il y a encore une marge de progrès devant nous, reconnaissons-le. Nous avons créé le World Logistic Transport Forum pour leur donner une caisse de résonance. Y seront présentés les résultats de l’index de la performance logistique, réalisé par les Banques mondiales.

JA. Justement, où se situe la France sur la scène mondiale ?

AB. En général, la France se classe entre les 12e et 15e rangs, encore loin des Pays-Bas et de l’Allemagne, références européennes. Dans ces pays, la législation a été taillée pour faciliter la circulation des marchandises. La France a conscience de son retard et nous attendons, au mois de mars, les retours du groupe de travail détaché sur la question.