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Au revoir, André MORIN

04 Mai 2018

Décédé lundi à l’âge de 87 ans, André MORIN, fondateur des sociétés SOVAM et ETALMOBIL, était une figure du monde de l'entreprise et de l'industrie de Parthenay (Deux-Sèvres).

Né à Saint-Germain-de-Longue-Chaume, ce fils de carrossier a repris l’entreprise familiale, située rue du Bourg-Belais à Parthenay en 1955, à l’âge de 24 ans, suite à la mort de son père.
Entrepreneur créatif et visionnaire, il va rapidement développer la société avec une de ses inventions : le camion-magasin baptisé l’Etalmobil. 

Au début des années 60, l’entreprise, qui emploie 100 personnes, déménage à Châtillon-sur-Thouet et devient la Sovam (Société des véhicules André Morin) en 1964. Un nom connu par les amateurs d’automobiles puisqu’il est aussi celui de la voiture éponyme créée un an plus tard et qui sera construite à une centaine d’exemplaires seulement, sur la base de la Renault 4. Cette voiture motorisée au départ par le petit 845 cm3 a ensuite été dotée du 1100 cm3 et du 1255 de la R8 Gordini.

Cependant, faute de reconnaissance en compétition, ce véhicule n’a pas réussi à s’imposer face à ses concurrents nationaux.

L’entreprise a su rebondir et a poursuivi son développement, notamment en intégrant le marché fermé des fournisseurs aéroportuaires (véhicules de maintenance, fret, passerelle, escaliers) et le domaine des véhicules militaires (SOVAMAG), comptabilisant ainsi plus de 400 salariés au début des années 80. Nous avons tous, un jour ou l’autre, sur un marché ou dans un aéroport, croisé un véhicule conçu par André MORIN.

Afin d’obtenir des marchés sur le sol américain, la société s’ouvre à des fonds de placement et voit le remplacement d’André MORIN à la tête de la société qui devient SOVAM Industries, SA. André MORIN quitte donc la Sovam pour intégrer la direction industrielle de l’entreprise Gruau, à Laval, où il travaillera jusqu’à sa retraite, en 1993. 

La Sovam et Etalmobil, devenues deux entités différentes au début des années 1990, existent toujours, malgré des difficultés économiques et des reprises par le passé. Elles emploient aujourd’hui une cinquantaine de personnes chacune et sont toujours situées à Châtillon-sur-Thouet.